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CITROËN DS 1970 HISTOIRE D’UNE VOITURE CULTE

Dernière mise à jour : 25 nov. 2023






Si j’ai choisi de titrer mon article « CITROËN DS 1970 HISTOIRE D’UNE VOITURE CULTE » , c’est parce que 1970 marque le pic de la production d’une voiture qui est passée de « simple » objet industriel au statut de légende.


1970 pour la Citroën DS c’est la consécration populaire et industrielle. Mais c’est aussi une reconnaissance pour un design exceptionnel, incomparable et quasi oeuvre d’art. Les années 70 marquent pour la Citroën DS, à la fois l’apogée et la fin de sa carrière industrielle. Voiture élitiste et démocratique à la fois, c’est elle qui incarnera le mieux la qualité à la Française identifiable dans le monde entier. Voiture des voyous et des flics, de Charles De Gaule et de Louis de Funès. Elle est aussi celle de monsieur tout le monde, des jeunes et des vieux, de l’ouvrier et des cadres. Et puis dans le coeur des collectionneurs de voitures anciennes et des passionné(e)s elle va continuer de vivre et de susciter des passions parfois un peu folles.


En tant que photographe qui aime travailler sur les formes et les volumes des voitures classiques, photographier une Citroën DS des années 70, telles que les Citroën DS 21 et DS 23, c’est marcher dans les pas d’Henri Cartier-Bresson, de Robert Doisneau, mais aussi de Robert Klein ou d’Helmut Newton. Car même les plus grands photographes sont tombés sous le charme de la belle Citroën et ils ont eux aussi contribué au mythe. Mais c’est aussi continuer de s’émerveiller à chaque fois que je photographie une de ces fantastiques voitures anciennes, à la fois vintages et modernes, à la fois classiques et contemporaines. Mais c’est aussi convoquer des souvenirs d’enfance. J’ai toujours en mémoire un départ en vacances, en 1974 avec la DS 21 que mon père avait pu trouver d’occasion et la sensation incomparable qu’on éprouvait à son bord. Ce n’était pas la destination qui comptait, mais bien la façon presque artistique d’y parvenir ! Pour moi, c’est une véritable madeleine de Proust sur roues.




Quel amateur de voiture ancienne et de collection n'a jamais eu le cœur qui bat plus vite lorsqu'il entend les noms mythiques des Citroën DS 21 Pallas, ds 23 Pallas ou encore Citroën DS 1970 ? Car parmi les voitures vintage, s'il existe bien une voiture classique parmi les voitures classiques, c'est bien la Citroën DS.

Alors comment la Citroën DS est-elle passée du statut de « simple » voiture puis à la voiture prisée des collectionneurs et enfin à la légende, voire au mythe ?


LE SUCCÈS FULGURANT DE LA CITROËN DS 19, 21 ET 23


Citroën et le coup de tonnerre automobile de 1955


En 1955, la Traction-avant donne des signes de fatigue et n’est plus capable de rivaliser avec la concurrence qu’elle soit nationale ou internationale. La marque aux chevrons n’a d’autre choix que de réagir. En fait, depuis quelques années maintenant, Citroën prépare secrètement un projet très novateur nommé VGD, pour voiture à grande diffusion. Et c’est bien de large diffusion qu’il s’agit ici. C’est ainsi que Citroën sur son musée virtuel, revendique la vente de 1 456 115 exemplaires de sa DS, que ce soit en France ou à l'étranger, de la Belgique à l'Afrique du Sud, en passant par l’Amérique du Nord et même l’Océanie ! En Europe, la DS connut un engouement unique, à l’exemple des Pays-Bas.


En tous cas, à Paris le 6 octobre 1955, jour où Peugeot dévoile sa fade 403, la foule n’a d’yeux que pour la nouvelle Citroën DS 19, attendue depuis 10 ans et attendue avec autant d’impatience que s’il s’agissait de l’ouverture d’un nouveau tombeau égyptien ! En effet, au moment où la Citroën DS 19 sort, la plupart des voitures sont de simples caisses sur roues. Les « concurrentes » se nomment Frégate, 404 ou encore Opel Rekord. Un objet en plastique déjà mythique avec 200 km/h comme vitesse de pointe, un missile croqueur de bitume et le tout dans le confort d’un salon bourgeois. Ce que recherche Citroën, c’est conserver l'image avant-gardiste acquis plus de 20 ans plutôt avec la sortie de la Traction, elle aussi en avance sur son époque.




Un bijou technologique et esthétique avec 20 ans d’avance sur la concurrence

La voiture présentée par Citroën possède 20 ans d’avance sur la concurrence. L’innovation est partout, technique d’abord : suspension oléopneumatique, freins à disque assistés, boite de vitesse semi automatique et direction à assistance hydraulique. Dans le design ensuite : habitacle avec une visibilité exceptionnelle, tableau de bord de dingo, habitabilité arrière exceptionnelle. Enfin la tenue de route de la Citroën DS est fantastique.


La Citroën DS sera surnommée « la Bombe », avec sa ligne de science fiction à mi chemin du poisson et de la voiture, et même qualifiée d’ovni et/ou d’oeuvre d’art par ses admirateurs toujours plus nombreux. C’est aussi à Flaminio Bertoni que l’on doit cette carrosserie très stylisée. C’est encore lui qui positionne les clignotants en hauteur et dessine un coffre discret. À noter que la Citroën DS obtiendra le Prix d'Art Industriel à la Triennale de Milan en 1957. Son style aérodynamique futuriste, en tous cas pour l’époque, est aussi le fruit du travail d’ingénieurs, dont Paul Magès, le père de la suspension hydraulique. Ces ingénieurs semblent s’être affranchis des dictats imposés par le marketing déjà tout puissants. C’est ainsi que l’intérieur de la Citroën DS va à l’encontre de tous les canons de l’époque, avec moquettes épaisses, sièges moelleux qui s’opposent à l’aspect spartiate de la concurrence française par exemple. Quant au tableau de bord, c’est un véritable exercice de style très pur et très design. Certes , la DS montrera quelques évolutions esthétiques mais qui ne dénatureront en rien la ligne magnifique, ses courbes élégantes et le caractère futuriste de la voiture restera intact.





C’est un chef d’oeuvre esthétique et technologique avant gardiste qui est proposé au plus grand nombre et à un prix très étudié. Autre prise de risque de la part du constructeur, c’est d’avoir osé proposer des couleurs très audacieuses avec le vert pomme ou le turquoise et l’aubergine, entre autres…


L’expérience de conduite de cette Citroën DS déconcerte avec une direction très douce, trop pour certains. La voiture est véloce mais elle ne procure pas de sensation de vitesse, elle semble flotter en gommant toutes les imperfections de la route. À noter que le prestigieux constructeur de berlines de luxe Rolls Royce empruntera plus tard ce système hydropneumatique en sollicitant un brevet auprès de Citroën. Les freins à disque sont d’une puissance remarquable et un simple appui court du pied fait parler toute leur puissance quasi instantanément. Ce qui déroute au départ fini par emporter l’adhésion de ceux qui vont devenir les « Citronistes », les fans sans concession, les ultras de la marque aux chevrons.


Trop sophistiquée la Citroën DS ?


Pourtant, la voiture n’est pas exempte de tout reproche et beaucoup regrettent un moteur bruyant, qui s’essouffle trop vite et une fiabilité qui n’est pas toujours au rendez-vous. Si la voiture s’améliorera au fil des années, elle sera produite 20 ans durant de 1955 à 1975, elle ne bénéficiera jamais du moteur 6 cylindres escompté pour elle.





Le niveau de sophistication de la voiture qui nécessita un temps de développement considérable provoqua aussi quelques déboires de fiabilité aux premiers propriétaires, en terme de suspension notamment. Livrée trop vite peut-être, la Citroën DS et ses problèmes vont embarrasser les concessionnaires laissés sans formation par le constructeur, face à des pannes qu’ils ne savent pas encore réparer.


La sophistication pour les masses va cependant faire peur à certains clients potentiels, plus « 4ème République », et c’est avec un certain soulagement que le constructeur va produire une version plus consensuelle de son modèle phare avec la plus prolétaire ID 19. Ce qui est certain, c’est qu’avec les Citroën DS 19, DS 21 et 23 , la France des 30 Glorieuses entre dans la modernité, tant sur le plan de l’esthétique que sur celui de la technologie.


Marre du noir, place à la couleur !





Et puis est-elle si belle que ça en livré vert pomme ou vert billard ? C’est que pour son constructeur, une Citroën DS n’est pas un objet comme les autres et se doit d’être remarquée et si possible de loin. Citroën tournait une page pour en ouvrir une plus révolutionnaire et cette bouleversement passait aussi par la couleur qui devait trancher avec le noir d’avant guerre. Les clients du salon de 1955 commanderont toutefois des couleurs plus sages comme l’ivoire et l’aubergine. Mais ces petites restrictions à un amour sans réserve du public n’empêchera nullement le succès de la Citroën DS d’être fulgurant avec ses 80 000 exemplaires vendus à la fin du salon.





Citroën DS 21 et 23 : les marques de la réussite sociale


Elle deviendra la voiture la plus vendue en France pendant les 30 Glorieuses. Elle rencontra un franc succès sur le marché de l’occasion car elle permet à ceux dont les moyens sont plus modestes d’acquérir une automobile de prestige. Rouler en DS 21 puis en Citroën DS 23 est une marque de réussite sociale pour ses propriétaires. Rappelons d’ailleurs, que la voiture était d’abord destinée aux cadres. Une autre évolution notable à la fois esthétique et technique apparaît en 1967 avec l’apparition de 4 phares dont la moitié pivotent selon la direction. Signalons que la Citroën DS 21 et Citroën DS 23 ne sortiront jamais en version break, contrairement à l’ID 19 aperçue en ambulance de service dans bon nombre de films des années 70.


LES ACTEURS DU MYTHE DE LA CITROËN DS


La Citroën DS, la plus belle voiture de tous les temps, est née des mains du sculpteur Flaminio Bertoni **

Les Citroën DS 19 puis 21 et 23 sont nées de l’esprit et des mains de Flaminio Bertoni, sculpteur de son état et qui sera fait Chevalier des arts et des lettres par le ministre des affaires culturelles André Malraux. En 1999, il obtiendra même le prix de « Meilleur Objet Design mondial du XXème siècle ».


Flaminio Bertoni sera embauché en 1932 par un André Citroën qui comprend très vite que l’automobile n’est pas qu’une simple production d’objets utilitaires, mais doit reposer aussi, sur un sens de l’esthétique proche du geste de l’artiste. C’est ainsi que Flaminio Bertoni devient directeur de la branche « Style » de Citroën. C’est à lui que Citroën doit la ligne unique de sa DS ,qui aujourd’hui encore surprend et subjugue. Il succombera à une crise cardiaque tandis qu'il travaillait à un projet de DS coupé sport, à l’âge de 61 ans. Le plus bel hommage lui a été rendu lorsqu’en 1999, elle est nommée « plus belle voiture de tous les temps » par le magazine britannique Classic & Sports Car. Et que dire de cette 3ème place acquise en 1999 lors de l'élection internationale Car of the Century à Los Angeles.





Les Citroën DS « Prestige » du carrossier Henri Chapron


Un autre nom est souvent associé au prestige des Citroën DS 21 et Citroën DS 23, celui du carrossier Henri Chapron qui subjuguera les visiteurs du salon de l’automobile de 1958, avec son cabriolet DS. Ce sera également le point de départ d’une collaboration entre le constructeur et le carrossier, ce qui permettra à la fois de réduire les coûts de production, tout en permettant aux acheteurs de ces cabriolets de bénéficier d’une garantie « constructeur ». Le modèle spécial, étendu, utilisé par le général De Gaule, c’est à lui qu’on le doit. C’est lui également qui va créer le premier cabriolet DS décapotable. Présenté en 1958, le modèle est baptisé “DS Prestige”. Les cabriolets de Chapron vont envoûter les collectionneurs et les prix de ces exercices de styles bourgeois deviendront des pièces de collection, dont les prix se situent très souvent bien au-delà des 60 000 euros. À titre d’exemple, la Citroën DS 23 IE, conçue par Henri Chapron, va atteindre la somme record de 344 850 euros, ce qui en fait la DS la plus chère de l’histoire.

Ces voitures carrossées par Chapron atteignent des cotes élevées en raison de leur rareté. Par contre, les DS « de séries» se négocient à des prix très inférieurs, quand ce n’est pas au prix de la ferraille. En effet, on voit de tout sur le marché de l'occasion avec des voitures dans des états très divers : de la beauté magnifiquement rénové, jusqu'à l’épave, en passant par la voiture « en l’état ».


Roland Barthes et la Citroën : de la DS à la déesse


Les Citroën DS 21 et Citroën DS 23 vont devenir à la fois des objets de culte et des voitures de collection. Ce simple objet de consommation va devenir l’objet d’un culte, que s’arrachent tous les collectionneurs de voitures anciennes à travers le monde. Les prix grimpent jusqu’à des hauteurs vertigineuses.





Même les intellectuels vont contribuer à installer le mythe de la Citroën DS 19 puis des Citroën DS 21 et DS 23. Ainsi Roland Barthes note, comme hypnotisé : « La nouvelle Citroën tombe manifestement du ciel, objet superlatif et spirituel qui sublime l’ustentilité » . Il ajoute : «  la Citroën est une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique » De la DS à la déesse finalement !


1962 : la Citroën DS sauve la vie du général De Gaule


La légende veut que la Citroën DS sauva la vie du général De Gaule lors de l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. La vaillante automobile aux chevrons continua à rouler malgré deux pneus éclatés grâce notamment à son embrayage automatique. Toute autre voiture de l'époque et dans des circonstances identiques, aurait sans doute fait un tête-à-queue puis un tonneau. Pour beaucoup, tout autre modèle de voiture aurait échappé au contrôle de son conducteur. C’est faire peu de cas de l’habileté du chauffeur tout de même, qui a fait preuve d’un très grand sang froid. Lorsqu’au procès des terroristes on lui demandera si la voiture était un modèle spécial, il répondra : « c’était une DS tout à fait de série ». Deux ans après l’attentat, la voiture criblée de balles sera restaurée puis vendue au général Robert-Paul Dupuy qui l’accidente gravement en 1971, un deuxième attentat presque ! Finalement, une réplique du véhicule sera construite et finira dans le musée du Mémorial Charles De Gaule. À signaler que cette réplique sera souvent présentée comme la vraie, celle de l’attentat !





En tous cas, le bolide de la marque aux chevrons avait en Charles de Gaule le plus prestigieux fan qui soit et ce dernier en fit la voiture officielle de la République Française. Pas d’aubergine pour le général mais une couleur noire plus républicaine.

La Citroën DS star du cinéma


La Citroën DS va devenir l’une des voitures les plus utilisées de l’histoire du cinéma. Vous vous rappelez des « Valseuses », de « Fantômas ». Mais la Citroën DS 21 et la Citroën DS 23 » vont entrer dans la légende de l’automobile et même dans la légende tout court avec des apparitions remarquées au cinéma même après les années 80.

on ne compte plus les films où la Citroën DS 19, DS 21 et DS 23 apparaît, des années 50 aux années 80 surtout. Mais elle n’apparaît pas seulement dans le cinéma Français. Ainsi, on la découvre dans des films comme Brazil, Retour vers le futur II, Team America ou Scarface de Brian de Palma. Ajoutons « Arrête-moi si tu peux », « Da Vinci Code », « La Taupe » ou encore « Time Out » pour n’en citer que quelques-uns.

Mais c’est surtout le cinéma français qui recourt le plus à la Citroën DS. Bien sûr on pense immédiatement à Louis de Funès, avec la série des Fantômas, dans « Jo », « Hibernatus », dans les « Grandes vacances » ou dans « le Grand restaurant « où la DS Citroën est la voiture de Mr Septime. « Les aventures de Rabbi Jacob » et sa magnifique DS noire.





Comment ne pas mentionner les mythiques « Tontons flingueurs » , ou le magnifique « Samouraï » de Jean-Pierre Melville, avec Alain Delon en voleur de Citroën DS. « L’Aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch n’est pas en reste avec plusieurs DS utilisées. Dans « Le Silencieux », Lino Ventura utilisera plusieurs Citroën DS. Mention particulière pour le film « Les Lyonnais » d’Olivier Marchal de 2011 : on y voit plusieurs modèles de Citroën DS 19, DS 21 et DS 23 qui ne se contentent pas d’apparitions furtives, mais sont réellement utilisées et souvent à grande vitesse. Elles sont vraiment des actrices à part entière ici.


Mentionner tous les films où une Citroën DS est vue est une mission impossible , en tous cas dans le cadre d’un article de blog. Ce qui est certain en tous cas, c’est que le 7ème art a contribué lui aussi a façonner la légende d’une automobile décidément à part.


Et puis la DS vollée par Alain Delon dans le Paris blafard de1967, ça a une sacrée classe. On sent que Melville a adoré filmer la voiture . T’es belle comme une voiture volée par Alain Delon...dans le Samouraï les reflets des néons du Paris de l’époque sur la carrosserie.

Jean Dujardin dans La French et le noir de geai de la voiture c’est d’une grande classe aussi.


Les rassemblements de passionnés de la Citroën DS 19, DS 21 et DS 23


Partager sa passion de la voiture


Les rassemblements de passionnés sont légion avec des combos de couleurs souvent très éloignés des couleurs originelles. Ces fondus du chevron n’ont souvent pas l’intention de revendre leur déesse de voiture. Ces passionnés veulent avant tout partager leur passion avec leurs congénères chevronnés. Il s’agit aussi de transmettre leur amour de la belle Citroën qui pour beaucoup fait pleinement partie du patrimoine Français, au même titre qu’un château de la Loire ou un grand vin.





Échapper au formatage automobile en Citroën DS 21


Et puis, il y aussi l’idée qu’aujourd’hui « les voitures se ressemblent toutes » et que donc rouler en Citroën DS 21 c’est faire d’un club ce véritables connaisseurs de l’histoire automobile, tout en échappant à la grisaille ambiante et au conformisme de l’automobiliste contemporain. Rouler en DS est une expérience à part, voire un privilège. Si j’emploie le mot « rouler », c’est que le plus souvent, les propriétaires de DS utilisent leur véhicule dès qu’ils le peuvent et n’entendent pas les ranger dans un quelconque musée personnel.


Transmettre un patrimoine


En discutant avec ces passionnés, au cours de mes reportages, j’ai souvent entendu parler de transmission : « c’était une voiture de famille, celle de mon père ou de mon grand-père ». L’idée d’un patrimoine vivant et que l’on se transmet de génération en génération. Rappelons que cette voiture s’est écoulée à plus de 1,5 millions d’exemplaires et qu’il en reste encore beaucoup en circulation dans beaucoup de familles françaises…et sur les routes de nos campagnes et moins dans les villes, en tous cas en France. C’est un patrimoine sur roues très prisé et pas simplement pour faire un investissement financier. À la manière des amateurs de vieilles pierres qui rénovent et sauvent des bâtisses anciennes, les passionnés de la DS entendent eux aussi maintenir vivant le patrimoine de leurs aïeux.


Comment entretenir une Citroën DS vieille de 50 ans ou plus ?


L’autre question qui revient, c’est celle de l’entretien d’un tel véhicule. En effet, il « faut trouver les pièces ». Les stocks ont en effet bien diminués, avec le renouveau d’intérêt pour la Citroën DS 21 au début des années 2000. Et puis il faut trouver les compétences pour réparer ces voitures lorsque leur âge les rattrape. Car bien souvent le mécanicien du XXIème est un peu démuni quand il ouvre le capot d’une mécanique vieille de presque 60 ans. Mais finalement, c’est le serpent qui se mord la queue car lorsque la voiture est sortie, les concessionnaires étaient face eux aussi à un ovni.





La légende de la Citroën DS s’est aussi construite dans la compétition automobile.


Aspect moins connu de l’histoire de la Citroën DS 19, 21 et DS 23 est son parcours sportif en compétition et notamment en rallye comme celui de Monte -Carlo renforçant une image de voiture robuste et performante, même sur les terrains les plus exigeants. De 1959 à 1974, soit une belle longévité, les Citroën DS 19, 21 et 23 vont remporter de grands rallyes internationaux, avec des victoires dès 1959 au rallye de Monte-Carlo. Celle-ci marque la 1ère course officielle d’un ID 19 dans une compétition officielle avec à son bord, un industriel fabricant de chaussures : Paul Coltelloni, « gentleman driver » à ses heures perdues.


Quelques grandes dates :


1959 et 1966 : victoire au rallye de Monte-Carlo

1961 et 1963 : victoire au Tour de Corse

1962 : rallye des 1000 Lac

1969 : rallye du Portugal

1970 : rallye du Maroc

1971 : rallye Wembley-Munich


La Citroën DS ne s’est donc pas contentée d’être une berline confortable, elle s’est aventurée sur des terrains plus inattendus, notamment dans les courses de cote, avec un certain bonheur.


Quelques questions en guise de conclusion (provisoire).


Je termine cet article par quelques petites questions à vous qui me ferez l’honneur de lire mon blog.

1 Connaissez-vous des passionné(e)s de cette voiture de légende, que je pourrais interviewer sur leur passion ?

2 Connaissez-vous des rassemblements de Citroën DS autour de chez vous ?

3 Connaissez-vous des blogs de passionnés consacrés à la Citroën DS ?

4 D’après-vous quels sont les plus beaux livres sur le sujet ?


N’hésitez pas à me contacter pour échanger sur ces sujets !


Jean-François Naturel


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